France

Affaire Agnès Le Roux : Agnelet acquitté

Un verdict qui va faire débat. La cour d'assises des Alpes-Maritimes a acquitté hier Jean-Maurice Agnelet. L'homme de 68 ans était accusé de l'assassinat d'Agnès Le Roux, une des héritières du casino le Palais de la Méditerranée disparue depuis 1977...

Un verdict qui va faire débat. La cour d'assises des Alpes-Maritimes a acquitté hier Jean-Maurice Agnelet. L'homme de 68 ans était accusé de l'assassinat d'Agnès Le Roux, une des héritières du casino le Palais de la Méditerranée disparue depuis 1977. Les jurés ont rendu leur verdict après cinq heures de délibération. A son énoncé, Jean-Maurice Agnelet, qui comparaissait libre, a pleuré. Tout comme la famille de la victime, qui était convaincue de sa culpabilité. « Mes pensées sont pour Agnès Le Roux, a déclaré Agnelet à sa sortie. Je pense à mes enfants, quant à moi, on en parlera plus tard. » La cour a jugé que l'héritière a bien été assassinée même si son corps n'a jamais été retrouvé. En revanche, à la question de savoir si elle avait été assassinée par Jean-Maurice Agnelet, le jury a répondu « non ».

Ce matin, au dernier jour de son procès qui a duré quatre semaines, Agnelet avait nié une fois encore toute implication dans le meurtre. Pour ses avocats, il n'y avait aucune « preuve judiciaire » qui pesait contre lui. « On ne sait pas où, quand, comment, par qui, Agnès Le Roux a été tuée », a répété François Saint-Pierre.

Mardi, l'avocat général avait requis vingt ans de prison contre Jean-Maurice Agnelet. Selon Pierre Cortes, il avait séduit Agnès Le Roux après avoir été renvoyé du Palais de la Méditerranée par sa mère Renée Le Roux qui l'employait comme avocat. Il avait ensuite convaincu Agnès de s'allier au patron du casino rival, en échange de trois millions de francs de l'époque. Agnelet aurait détourné l'argent avant d'assassiner sa maîtresse. Une version finalement non retenue par la cour.

Plusieurs éléments sont venus troubler la défense d'Agnelet durant le procès. Notamment le témoignage de son ex-épouse, Françoise Lausseure, qui a reconnu lui avoir fourni un faux alibi à l'époque des faits.