Un attentat pour la présidentielle ?

S.C.

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Le Rwanda a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec la France, a confirmé vendredi le ministère français des Affaires étrangères, après les poursuites réclamées par le juge Bruguière contre le président rwandais Paul Kagame et plusieurs de ses proches.
Le Rwanda a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec la France, a confirmé vendredi le ministère français des Affaires étrangères, après les poursuites réclamées par le juge Bruguière contre le président rwandais Paul Kagame et plusieurs de ses proches. — Bertrand Langlois AFP/Archives

L’élection présidentielle du printemps prochain pourrait être la «cible» d’un attentat terroriste. Selon le «International Herald Tribune», le contre-terrorisme français est en alerte après avoir déjoué trois complots ces 18 deniers mois. Des projets d’attentats qui visaient notamment le métro parisien et l’aéroport d’Orly.

Selon le juge Jean-Louis Bruguière, chargé d’enquêter sur les filières terroristes, la France est devenue une cible principale pour les extrémistes depuis que le Groupe salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC) algérien s’est officiellement rallié à Al-Qaida. Cette mouvance algérienne, qui a revendiqué l'attentat anti-américain du 10 décembre dernier près d'Alger, considère Paris comme son principal ennemi.

Le juge Bruguière, qui n’est jamais avare des effets d’annonce, indique que 76 personnes, liées à ces projets d’attentats, ont été arrêtées entre juin 2005 et septembre 2006.