Les employeurs priés de participer à la lutte contre les sans-papiers

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Après les particuliers, ce sont désormais les employeurs qui seront condamnés pour participation à l’immigration irrégulière et au travail au noir. Les entreprises françaises faisant travailler une personne en situation irrégulière vont devoir participer aux frais de retour des sans-papiers qu'ils ont employés. Cette nouvelle mesure a été officialisée dimanche, par la publication de deux arrêtés au Journal officiel.

Ces deux arrêtés fixent les montants de «la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement de l'étranger dans son pays d'origine mise à la charge de l'employeur d'un étranger en situation irrégulière».

Depuis la métropole, le montant de ces frais est le suivant : Afrique subsaharienne (2.553 euros), Amériques (3.266), Asie du Sud-Est et Moyen-Orient (2.309), Caucase et Europe centrale (2.398) et Maghreb (2.124). Depuis la Guadeloupe et la Martinique, le montant sera de 580 euros pour la zone Antilles-Caraïbes et de 2.384 euros pour les autres destinations. Depuis La Réunion, il sera de 105 euros pour les Comores et Madagascar et de 7.709 pour les autres destinations. Depuis la Guyane, le montant sera de 421 euros pour le Brésil, le Surinam et Guyana et de 5.575 pour les autres destinations.