La gauche antilibérale cherche son champion

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« Si on n'est pas fichu de se mettre d'accord, on est les rois des cons ! » Clémentine Autain résume bien l'incroyable couac de la gauche antilibérale : ne pas avoir su fédérer le « non » au référendum européen de mai 2005.

Ce week-end, à Saint-Ouen (93), les collectifs unitaires de la gauche antilibérale doivent se réunir pour décider d'un candidat unique à la présidentielle 2007. Mais l'unité du mouvement a déjà du gros plomb dans l'aile. Ni Arlette Laguiller ni Olivier Besancenot n'en seront, LO et la LCR ayant décidé de présenter chacun un candidat en avril prochain.

Restent en lice : Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, Clémentine Autain, élue apparentée PCF de Paris et Yves Salesse, président de la Fondation Copernic. Autres figures hypothétiques : José Bové, qui a « pour l'heure » jeté l'éponge, ou le socialiste fabiusien et anti-Royal Jean-Luc Mélenchon.

Pour l'instant, Marie-George Buffet est la favorite, alors même que sa légitimité à faire consensus est contestée par ses concurrents. Mercredi, elle a promis de démissionner du secrétariat national du PCF si elle est désignée, et de former un « conseil de campagne » très large.

Bastien Bonnefous

José Bové s'est éloigné du mouvement, accusant le PCF de vouloir « imposer » Buffet. Olivier Besancenot, lui, a rappelé ses « désaccords politiques avec la direction du PCF », à qui il reproche de ne pas rompre avec le PS : « Il faut s'engager à ne pas participer à un gouvernement socialiste. »