Contre l'épidémie, capotes à bas prix

©2006 20 minutes

— 

Des capotes à la place des clopes. Le ministère de la Santé a annoncé hier une généralisation des préservatifs à 20 centimes d'euro, à partir de vendredi, Journée mondiale de lutte contre le sida. Raison de cette nouvelle mobilisation : l'épidémie qui continue de progresser en France, avec près de 6 700 personnes ayant découvert leur séropositivité en 2005.

Les préservatifs à 20 centimes d'euro devraient donc être généralisés dans les lycées, mais aussi chez les marchands de journaux et dans les bars-tabacs. Quelque 6 000 buralistes devraient vendre des pochettes de cinq préservatifs pour 1 e. Dès vendredi, « plus de 10 millions de préservatifs à 20 centimes seront accessibles dans 20 000 points de vente », a expliqué hier le ministre de la Santé, Xavier Bertrand. Il a aussi appelé la grande distribution à participer à l'opération. « Il faut trouver le préservatif dans un maximum d'endroits pour que son usage devienne un réflexe, y compris dans les discothèques, les cinémas, les hôpitaux... », a-t-il déclaré.

L'an dernier, Jacques Chirac avait demandé que les préservatifs bon marché soient distribués dans les lycées. Un an plus tard, seulement la moitié des établissements a répondu à l'appel, mais avec des capotes plus chères. La généralisation des préservatifs à 20 centimes devrait être effective à la prochaine rentrée scolaire. « Le seul vaccin que nous avons contre le VIH, c'est le préservatif », a relevé hier le président de l'association Aides, espérant aussi une baisse du prix du préservatif féminin actuellement à 2 e. Depuis un an, un million d'exemplaires de ce type de préservatifs ont été distribués gratuitement.

B. B.