L'enquête judiciaire n'a toujours pas livré ses résultats

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Une semaine après le drame, une information judiciaire avait été ouverte. Hier, des proches des victimes ont indiqué que tous leurs « espoirs » reposaient désormais sur l'enquête judiciaire. Celle-ci est en effet toujours en cours d'instruction à Quimper (Finistère).

En août 2005, le juge d'instruction Richard Foltzer avait déclaré après une nouvelle expertise de l'épave qu'il apparaissait « de plus en plus important d'examiner (...) l'hypothèse d'un sous-marin qui se serait pris dans l'une voire les deux funes [câble servant à tirer ou remorquer un chalut] du train de pêche du Bugaled-Breizh ». Un rapport d'expertise indépendant avançait en effet « l'hypothèse très vraisemblable » d'une « croche » avec un sous-marin. « Ce n'est pas une hypothèse privilégiée mais une piste à approfondir, c'est un travail de fond », avait alors indiqué la procureure de la République. Le magistrat devait procéder à de nouvelles investigations en direction du Dolfjin, un sous-marin hollandais qui était le plus proche du chalutier au moment du naufrage. En mars 2005, le ministère de la Défense français avait écarté la thèse de l'accident militaire, avant de lever le secret-défense sur les activités militaires maritimes du jour fatidique.