"Nous allons gravir la montagne jusqu'à la victoire"

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Un nouvel espoir s'est levé à gauche et ne demande qu'à grandir", a déclaré dimanche Ségolène Royal, candidate du PS pour la présidentielle, dans son discours d'investiture, en évoquant "la victoire en 2007".
Un nouvel espoir s'est levé à gauche et ne demande qu'à grandir", a déclaré dimanche Ségolène Royal, candidate du PS pour la présidentielle, dans son discours d'investiture, en évoquant "la victoire en 2007". — Fred Dufour AFP

"Nous allons gravir la montagne jusqu'à la victoire". C'est la promesse qu'a faite Ségolène Royal aux 1.300 congressistes réunis à la Mutualité dimanche matin pour son discours d'investiture. La candidate socialiste à la présidentielle s'est également adressé à l'ensemble des Français, les appelant au rassemblement "pour servir la France". Une France "qui aura le courage d'affronter les mutations, sans renoncer à son idéal de liberté, d'égalité, de fraternité et de justice, pour un ordre juste contre tous les désordres injustes qui frappent les plus faibles, pour des énergies positives qui rassemblent, et des libertés nouvelles à inventer", a-t-elle ajouté.

Selon la députée des Deux-Sèvres, "un nouvel espoir s'est levé à gauche. (...) Je veux incarner ce mouvement vers le haut qui nous conduira vers la victoire". La candidate a rendu hommage à ses concurrents malheureux à la primaire socialiste, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, et appelé à l'unité du parti, remerciant également son compagnon, et premier secrétaire du parti, François Hollande. "J'ai besoin de tout le monde, de tous les talents, de tous les socialistes, et cette victoire est la victoire de tous les socialistes", a-t-elle insisté, régulièrement interrompue par les ovations de la salle.
Dans un discours reprenant de nombreuses expressions utilisées dans ses discours depuis sa victoire à la primaire, Ségolène Royal a exprimé le souhait de nouer avec les Français au cours de la campagne "le pacte social qui nous permette d'aller de l'avant dans une nation rassemblée et fière d'elle-même". Il faut "résister au vent mauvais d'un libéralisme sans foi ni loi et en même temps saisir les opportunités d'une mondialisation qui porte en ses flancs le pire et le meilleur". "La France s'est beaucoup colorée", a-t-elle poursuivi, en dénonçant les "discriminations" et souhaitant une "nouvelle donne" pour une "France qui se reconnaissance dans la diversité de ses talents et de ses origines".