Tous les trois jours, une femme meurt sous les coups

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Une femme est morte en moyenne tous les trois jours "victime de violences conjugales" depuis le début de l'année en France, a annoncé le gouvernement mercredi, à trois jours de la journée internationale contre les violences faites aux femmes.
Une femme est morte en moyenne tous les trois jours "victime de violences conjugales" depuis le début de l'année en France, a annoncé le gouvernement mercredi, à trois jours de la journée internationale contre les violences faites aux femmes. — Fred Dufour AFP/Archives

Depuis le début de l’année, une femme est morte en moyenne tous les trois jours victime de «violences conjugales», contre tous les quatorze jours pour un homme. C’est le constat accablant d’un recensement national rendu public mercredi par la ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité, Catherine Vautrin. Un constat d'autant plus alarmant que la dernière étude recensait une femme tuée tous les quatre jours.

A trois jours de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, le recensement, réalisé avec la police et la gendarmerie, révèle que sur les 113 homicides commis au sein du couple depuis le 1er janvier 2006 en France, « 83% des victimes sont des femmes ». Le document ajoute que sur 18 homicides commis par des femmes, 12 sont le fruit de violences dont elles ont été victimes de la part de leur compagnon.

Des violences qui touchent toute la famille : 10 enfants de moins de 6 ans ont été tués depuis le début de l’année. « La séparation du couple apparaît toujours comme une période à risque, puisqu'elle intervient dans pas loin de la moitié des cas (41%), précise l’enquête. Dans plus de la moitié des homicides, les auteurs sont en inactivité et l'alcool est présent dans un quart des faits.»

Selon un sondage CSA paru mercredi dans «Le Parisien» pour Amnesty international France, près d'un tiers des Français (30%) pensent qu'une femme de leur entourage subit ou a subi des violences conjugales. 75% des personnes interrogées estiment par ailleurs que les pouvoirs publics n'agissent pas de manière suffisamment efficace pour lutter contre les violences envers les femmes.

Catherine Fournier

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