Le groupe Lagardère, déjà actionnaire de 34% du bouquet CanalSat, va faire son entrée dans le nouveau géant de la télévision payante, "Canal+ France", né après la fusion des bouquets concurrents TPS et CanalSat.
Le groupe Lagardère, déjà actionnaire de 34% du bouquet CanalSat, va faire son entrée dans le nouveau géant de la télévision payante, "Canal+ France", né après la fusion des bouquets concurrents TPS et CanalSat. — Joel Robine AFP/Archives

France

Lagardère s’incruste dans les droits sportifs

Le groupe français Lagardère acquiert Sportfive pour un montant de 865 millions d’euros

Think bigger. Telle pourrait être la devise du groupe Lagardère qui vient d’annoncer le rachat de la société de marketing et de droits sportifs Sportfive pour 865 millions d’euros.
Cette acquisition, qui n’interviendra qu’après le feu vert des autorités chargées de la concurrence dans l’Union européenne, permet au géant français d’entrer sur le marché très lucratif des droits sportifs. Il souffle ainsi le projet à ses deux concurrents: le producteur de télévision Stéphane Courbit (président d’Endemol France) associé à l’homme d’affaires Bernard Arnault (PDG de LVMH) d’un côté, et de l’autre le tandem formé par le baron russe du pétrole Leonard Blavatnik et Robert Louis-Dreyfus (actionnaire principal de l’Olympique de Marseille).

Stratégie de long terme

Lagardère n’en est pas à sa première tentative d’incursion dans le domaine du sport: en décembre 2003, le groupe crée le "Team Lagardère", un centre d’expertise et de préparation physique à destination des sportifs de haut niveau, qui a d’ailleurs repris la concession du prestigieux site de la Croix-Catelan à Paris. Lagardère a également fait une proposition de reprise des sections sportives du Racing Club, le plus grand club sportif européen.
Le groupe Lagardère indique que l’acquisition de Sportfive s’inscrit «dans le cadre d’une stratégie de long terme de renforcement de la présence du groupe dans les contenus média à fort potentiel de croissance et à caractère exclusif», dans un communiqué publié sur son site. Et cette opération devrait s’avérer payante: pour 2006, Sportfive table sur un chiffre d’affaires de 526 millions d’euros et un résultat brut d’exploitation de 85 millions d’euros.

Sandrine Cochard