Les salariés de Libération ont commencé vendredi à la mi-journée à voter sur le plan de relance d'Edouard de Rothschild, qui prévoit l'arrivée de Laurent Joffrin à la direction et un lourd plan social, lors d'un scrutin "indicatif" à l'issue incertaine.
Les salariés de Libération ont commencé vendredi à la mi-journée à voter sur le plan de relance d'Edouard de Rothschild, qui prévoit l'arrivée de Laurent Joffrin à la direction et un lourd plan social, lors d'un scrutin "indicatif" à l'issue incertaine. — Franck Fife AFP

France

Le plan Rotschild adopté, Joffrin prend la tête de «Libé»

Les actionnaires de Libération ont adopté à le plan de relance de l'actionnaire principal, Edouard de Rothschild

Adopté. Les actionnaires de Libération ont entériné lundi soir le plan de relance de l'actionnaire principal, Edouard de Rothschild. Ce plan a été approuvé vendredi par les salariés avec 56 % des suffrages. Il s'agit du sixième conseil d'administration convoqué en deux mois. La Société civile des personnels de Libération (SCPL), deuxième actionnaire avec 18,4% du capital, s'est engagée à respecter le vote "indicatif" des salariés.

Partie intégrante du projet, la nomination de Laurent Joffrin au poste de PDG a égalemet été adoptée, avec effet immédiat. Joffrin vient de démissionner de son poste de directeur de la rédaction du Nouvel Observateur. De 1996 à 1999, il avait dirigé la rédaction de "Libé".

Afin de rééquilibrer les comptes sur deux ans, le projet Rothschild prévoit un important plan social dont l'ampleur reste à négocier. Joffrin s'est engagé à rechercher un «point intermédiaire» entre les préconisations de l'auditeur du journal, une centaine de suppressions d'emplois sur 280 et les 66 départs proposés par la SCPL. Le plan prévoit aussi de retirer à la SCPL son droit de veto sur les grandes décisions.

En échange, Edouard de Rothschild doit réinjecter 5 millions d'euros dans le journal et trouver de nouveaux investisseurs à hauteur de 10 millions. Lundi soir, il s'est déclaré très confiant et optimiste quant à l'arrivée de nouveaux investisseurs, dont il n'a pas voulu dévoler le nom.

Il y a un an, un plan social avait déjà été engagé à "Libération", prévoyant le départ d'une cinquantaine de salariés.