Réunion décisive pour la relance de "Libération"

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Les administrateurs de Libération se sont donné jusqu'au 7 novembre pour trouver de nouveaux investisseurs prêts à soutenir un plan de relance, jeudi lors d'un conseil d'administration qui ne semble pas avoir apaisé les fortes divisions entre les principaux actionnaires.
Les administrateurs de Libération se sont donné jusqu'au 7 novembre pour trouver de nouveaux investisseurs prêts à soutenir un plan de relance, jeudi lors d'un conseil d'administration qui ne semble pas avoir apaisé les fortes divisions entre les principaux actionnaires. — Thomas AFP

Suppressions d’emplois ou redressement judiciaire. Autour des salariés de Libé, l’étau se resserre. Lundi, les actionnaires du quotidien se retrouvent pour un cinquième conseil d’administration. A l’ordre du jour, l’étude du projet de relance proposé mardi dernier par François Le Hodey, administrateur délégué de "La Libre Belgique", chargé à la fin octobre par Edouard de Rothschild d’effectuer un audit du journal.

Selon lui, la suppression de plus de 100 emplois sur 280, couplée à l’introduction de nouveaux outils informatiques, permettrait au quotidien de retrouver l’équilibre financier en 2007.

Si Edouard de Rothschild, premier actionnaire avec 38,8 % du capital, ne s’est pas encore exprimé sur ces propositions, la Société civile des personnels de Libération y est farouchement opposée. En vain, selon nombre de proches du dossier qui estiment que le projet Le Hodey constitue une dernière chance de sauver le journal.

Le quotidien ne dispose plus que de quelques semaines avant de devoir déposer le bilan, au risque de connaître le même sort que France Soir, qui peine à remonter la pente après sa reprise en juin par l’homme d’affaire Jean-Pierre Brunois.

Alors l’équipe de Libération compte sur ses lecteurs. Samedi, elle a ouvert au public ses bureaux, avec pour objectif de les informer et de les sensibiliser sur la crise du journal. Selon le journal, 1 500 lecteurs se sont déplacés, avec une question récurrente : «Comment pouvons-nous aider ?»