Royal maîtrise mal les langues étrangères

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A lister les sujets qui devront être remis « à plat », il faudra une grande table. Les trois prétendants socialistes ont débattu hier soir, pour la troisième et dernière fois à la télévision, de l'Europe et des questions internationales. Sur ces dossiers épineux, Ségolène Royal – en tête des sondages – a moins convaincu que ses deux concurrents, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn.

La présidente de Poitou-Charentes s'en est tenue à des formules vagues, plutôt légères, concernant des sujets aussi graves que le nucléaire iranien ou la crise israélo-palestinienne. Elle a transposé au niveau « international » son slogan de « l'ordre juste », et a souhaité une nouvelle « Europe par la preuve ». Encore une fois, elle s'est réfugiée derrière l'avis des Français concernant l'adhésion de la Turquie dans l'Union européenne. A plusieurs reprises, ces deux adversaires l'ont reprise, tels des professeurs face à une élève moyenne.

Laurent Fabius, noniste du référendum européen de 2005, a affirmé que « le plan B, c'est le projet socialiste » qui prône une « union sociale » et un nouveau « traité strictement constitutionnel ». L'ex-Premier ministre s'est opposé à l'entrée de la Turquie. DSK, plus prudent, a estimé qu'il « faut la souhaiter ». Le député du Val-d'Oise est apparu le plus clair hier soir, notamment en voulant relancer « le couple franco-allemand », seul moteur possible selon lui pour l'Europe. Les trois socialistes doivent rediscuter de ces sujets demain soir à Toulouse devant les militants. Un ultime débat avant le premier tour des primaires le 16 novembre.

Bastien Bonnefous