Débat PS : Royal maîtrise mal les langues étrangères

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Des divergences, exprimées très courtoisement, sont apparues lors de leur ultime débat télévisé, surtout entre Laurent Fabius et Ségolène Royal d'un côté, et Dominique Strauss-Kahn de l'autre, sur les moyens de relancer la construction européenne et les frontières de l'Union.
Des divergences, exprimées très courtoisement, sont apparues lors de leur ultime débat télévisé, surtout entre Laurent Fabius et Ségolène Royal d'un côté, et Dominique Strauss-Kahn de l'autre, sur les moyens de relancer la construction européenne et les frontières de l'Union. — Eric Feferberg AFP

 A lister les sujets qui devront être remis « à plat », il faudra une très grande table. Les trois prétendants socialistes ont débattu hier soir, pour la troisième et dernière fois à la télévision, de l'Europe et des questions internationales. Sur ces dossiers épineux, Ségolène Royal - toujours en tête des sondages - a moins convaincu que ses deux concurrents, Laurent Fabius et DSK.

La présidente de Poitou-Charentes s'en est tenue à des formules vagues, plutôt légères concernant des sujets aussi graves que le nucléaire iranien ou la crise israélo-palestinienne. Elle a transposé au niveau «international» son slogan de « l'ordre juste », et souhaité une nouvelle « Europe par la preuve ».

Encore une fois, elle s'est réfugiée derrière l'avis des Français concernant l'adhésion de la Turquie dans l'UE. A plusieurs reprises, ces deux adversaires l'ont reprise, tels des professeurs face à une élève moyenne.

Laurent Fabius, noniste du référendum européen de 2005, a affirmé que «le plan B c'est le projet socialiste» qui prône une « union sociale » et un nouveau « traité strictement constitutionnel ». L'ex Premier ministre s'est opposé à l'entrée de la Turquie. DSK, plus prudent, a estimé qu'il « faut la souhaiter ». Le député du Val d'Oise est apparu le plus clair hier soir, notamment en voulant relancer « le couple franco-allemand », seul moteur possible selon lui pour l'Europe.

Les trois socialistes doivent rediscuter de ces sujets demain soir à Toulouse devant les militants. Un ultime débat avant le premier tour des primaires le 16 novembre.

Bastien Bonnefous