Le retour de la police de proximité agite l'UMP

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Coup d'envoi du « nouveau pacte de solidarité pour les quartiers ». La mission d'information constituée à la suite des émeutes de novembre 2005 et composée de sénateurs de groupes politiques variés a présenté hier ses conclusions. Six mois d'une enquête fouillée sur le terrain ont permis d'« apporter des réponses concrètes et réalistes », a estimé Pierre André, rapporteur UMP de la mission. « Ces propositions font l'objet d'un relatif consensus », a-t-il ajouté, soulignant qu'aucun groupe politique n'avait voté contre le texte.

En réalité, les désaccords semblent se concentrer sur la proposition d'« une réactivation d'une véritable police de proximité ». Ardemment défendue par Pierre André, elle a déjà provoqué l'ire d'une partie de l'UMP, qui considère qu'il s'agit d'une « mesure grave ». Dans le camp des socialistes, au contraire, on se « réjouit » d'une suggestion « prenant le contre-pied des choix des ministres de l'Intérieur depuis 2002 ».

Les autres réponses apportées par les sénateurs se regroupent autour de sept thèmes : le logement, l'école, l'emploi, la cohésion sociale, la sécurité, les crédits et la gouvernance de la politique de la ville. Parmi elles, des incitations fiscales pour attirer les classes moyennes et les fonctionnaires expérimentés dans les quartiers en difficulté, la création d'un véritable statut de bénévole et le développement des programmes de parrainage entre écoles et entreprises.

Marie-Colombe Afota