France

Perquisition «empêchée» de Roubaix : l'Etat dément

Des gendarmes de Grenoble auraient été empêchés de perquisitionner à Roubaix le 21 octobre dans le cadre d'une enquête sur un trafic d'héroïne. Motif invoqué dans un procès-verbal des gendarmes grenoblois, cité par Le Parisien-Aujourd'hui en France d...

Des gendarmes de Grenoble auraient été empêchés de perquisitionner à Roubaix le 21 octobre dans le cadre d'une enquête sur un trafic d'héroïne. Motif invoqué dans un procès-verbal des gendarmes grenoblois, cité par Le Parisien-Aujourd'hui en France daté d'hier : « Le préfet du Nord n'autorise pas les opérations de police dans ce secteur sensible actuellement, pour des raisons d'ordre public. » Mais l'information est démentie par les ministères de la Défense et de l'Intérieur. « Ni le préfet, ni le commandant du groupement départemental de gendarmerie n'étaient informés de cette perquisition. »

Une perquisition qui, de toute façon, selon Marc Watin-Augouard, le général qui commande la région de gendarmerie du Nord-Pas-de-Calais, « nécessitait des moyens plus importants que ceux dont disposaient les hommes de Grenoble et de Lille. Grenoble aurait dû demander des renforts. » Ce qui, selon le général, n'a pas été fait. Et Marc Watin-Augouard d'insister : « En trente-trois ans, jamais un préfet ne m'a donné l'ordre de ne pas exécuter une action dans le cadre d'une enquête judiciaire. » D'autant que le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, a assuré hier que « les enquêtes judiciaires [devaient] se dérouler en tout temps et en tout lieu. » Hier, perplexe, Marc Watin-Augouard s'interrogeait : « Comment le procès-verbal est parvenu aux médias ? » Contactée, la gendarmerie de Rhône-Alpes ne savait que répondre. Une enquête interne a été ouverte.

A Lille, Fanny Bertrand