Catherine Vautrin : "le gouvernement a tenu tous ses engagements"

— 

Interview de Catherine Vautrin, ministre déléguée à la Cohésion sociale

Quel bilan général tirez-vous de l’action gouvernementale depuis un an ?

Le gouvernement a tenu tous ses engagements. On a vraiment fait avancer les choses. Pour tout ce qui est rénovation urbaine, on a besoin de temps, mais les actions sont lancées. Cela, il nous faut l’expliquer tous les jours. Aujourd’hui, nous sommes dans une phase d’application de la rénovation urbaine avec 230 projets qui concernent 400 quartiers. A La Duchère à Lyon ou à Chanteloup-les-Vignes, les gens prennent possession de leurs nouvelles habitations et cela créé des nouveaux rapports dans les quartiers.

A quoi va servir la nouvelle agence nationale de cohésion sociale ?

Elle a quatre missions essentielles : la politique de la ville, la lutte contre les discriminations, la lutte contre l’illettrisme mais aussi la mise en place du nouveaux service civile volontaire. Nous avons identifié les associations avec lesquelles nous allons travailler. Celles-ci vont coaché les jeunes de 16 à 25 ans qui vont remplir une mission d’intérêt public durant 6, 9 ou 12 mois. Nous aurons ces premiers volontaires d’ici la fin de l’année. D’une manière générale, l’agence nationale de cohésion sociale sera un outil à la disposition des partenaires associatifs et élus. Nous sommes en train de préparer les nouveaux contrats urbains de cohésion sociale qui vont remplacer les contrats de ville.

Certains élus se plaignent justement d’une rupture trop grande…

Maintenant que l’agence de cohésion sociale existe, elle va faire le lien entre les différentes structures. L’idée c’est de maintenir les anciens contrats pendant qu’on finalise les nouveaux. S’il le faut, nous financerons par anticipation.

Des associations de terrain s’estiment oubliées. Est-ce le cas ?

Non pas du tout. Les contrats de cohésion sociale sont d’ailleurs faits avec les maires parce que eux connaissent les acteurs locaux et les associations qui sont sur le terrain.

Propos recueillis par David Carzon