Semaine critique pour «Libé»

©2006 20 minutes

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Les actionnaires de Libération ont jusqu'au 26 octobre pour décider d'un plan de relance du quotidien. Réunis mercredi en conseil d'administration, ils ont commencé à examiner les deux plans existants. Ils émanent des deux principaux actionnaires : le banquier Edouard de Rothschild (qui possède 38,8 % du capital) et la Société civile des personnels de Libération (SCPL), actionnaire à hauteur de 18,4 %.

Le premier plan prévoit des économies drastiques, avec le licenciement de 100 salariés sur 280 pour redresser les comptes du quotidien. Le second, élaboré avec l'ancien directeur de la rédaction du Monde, Edwy Plenel, table sur une relance éditoriale, un redressement des ventes, une réduction de la pagination et des départs volontaires.

L'administrateur judiciaire nommé par la justice va tenter de concilier pendant une semaine les deux camps, qui disposent chacun d'un droit de veto. Le poste confié à Edwy Plenel pourrait être un des points d'achoppement.