La capitale du Languedoc se cherche un nouveau centre

Dossier réalisé par Jérôme Diesnis et Nicolas Bonzom, à Montpellier

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La maire de Montpellier est déterminée à se représenter aux élections municipales, même sans l'investiture du PS.
La maire de Montpellier est déterminée à se représenter aux élections municipales, même sans l'investiture du PS. — N. Bonzom / Maxele Presse / 20 Minutes

Premier quotidien national implanté dans 40 villes et touchant 96 % des actifs urbains, 20 Minutes termine sa série d'interviews de maires de grandes villes, à un an des élections municipales.

Aujourd'hui : Hélène Mandroux

maire (PS) de Montpellier.

En 2004, Georges Frêche l'avait adoubée pour lui succéder à la mairie de Montpellier. Le « Grand timonier » du Languedoc-Roussillon avait alors choisi de prendre en main l'agglomération de Montpellier. Hélène Mandroux a depuis gagné ses galons de maire en étant élue au suffrage universel en 2008. Gagnée à la droite à la surprise générale par Frêche en 1977, la ville n'a cessé de grossir au point de devenir une métropole à mi-chemin entre Marseille et Toulouse. Désormais réputée ingagnable par la droite (un sondage Ipsos donnait le Parti socialiste à au moins 61 % au second tour, quel que soit le candidat), elle aiguise de nombreux appétits à gauche. Alors que l'UMP n'a toujours pas proposé de candidat, ils sont quatre au PS à briguer le poste en 2014, dont trois poids lourds : Hélène Mandroux, qui dirige avec une équipe qu'elle n'a pas choisie, Philippe Saurel, son adjoint à la culture, et Jean-Pierre Moure, patron de l'agglomération. Avec le risque de voir une gauche déchirée et l'émergence d'une liste dissidente.