La vente d'armes sur le Web en cause

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Après le drame, la polémique : se procure-t-on trop facilement des armes sur Internet ? La question se pose après qu'un jeune homme de 19 ans a tué jeudi à la kalachnikov trois personnes à Istres (Bouches-du-Rhône) car, selon le procureur adjoint d'Aix-en-Provence, « c'est par le biais d'Internet qu'il a acquis l'arme et les éléments qui lui ont permis de la remilitariser ». Le tueur, qui a été incarcéré, s'était même fait une « spécialité d'acquérir des armes neutralisées » sur le Web, puis de les remettre en état de fonctionner. Sur place dès jeudi, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a regretté que l'on puisse, « malheureusement depuis quelques années », se procurer de telles armes sur le Web. La passion du tueur d'Istres pour les armes était telle qu'elle était connue des services de police. L'auteur de la tuerie avait déjà fait l'objet d'une procédure de placement sous bracelet électronique après avoir été condamné en août 2012 pour port d'arme prohibé.