La mère avoue, le père est «abasourdi»

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La réponse est venue de la mère. Véronique Courjault a avoué hier soir, reconnaissant « les faits » dans l'affaire des deux bébés morts découverts en juillet dans le congélateur du domicile de ce couple de Français vivant à Séoul. Selon son avocat, « elle assume et affirme avoir agi seule ». « Lui est abasourdi, il n'a jamais eu connaissance » de la situation, a ajouté Marc Morin. Le conseil a refusé de préciser de quels « faits » il s'agissait, attendant que « les choses se précisent ». La belle-mère de Véronique Courjault a dit hier ne pas croire à ses aveux. « Elle a avoué par épuisement, ils lui ont fait dire ce qu'ils voulaient », a-t-elle déclaré.

Jean-Louis et Véronique Courjault ont été placés en garde à vue mardi à Tours après l'annonce des résultats ADN pratiqués en France établissant qu'ils étaient les parents des bébés et confirmant les tests sud-coréens. Mardi, Jean-Louis Courjault déclarait encore : « Nous ne sommes pas les parents et nous ferons tout pour le prouver. » L'homme, ingénieur pour un équipementier automobile américain à Séoul, estimait que les cadavres ont été placés cet été dans le congélateur pendant leurs vacances en France. D'après les propos de son avocat, il semblerait qu'il n'ait pas été au courant d'une grossesse de son épouse.

Selon les autorités sud-coréennes, les bébés morts sont des faux jumeaux de 3,6 et 3,2 kg qui seraient nés avant l'ablation de l'utérus de Véronique Courjault en décembre 2003. Jusqu'à présent, la femme présentait cette opération, provoquée selon elle par une infection généralisée, comme la preuve qu'elle ne pouvait avoir accouché récemment. Il semblerait désormais que cette infection ait été provoquée par son accouchement clandestin en 2003.

Arrivés à Séoul en 2002, les Courjault semblaient bien intégrés. Agés d'une quarantaine d'années, ils ont deux garçons de 11 et 10 ans. Véronique Courjault s'était investie auprès du lycée français, où elle a été assistante maternelle.