« J'ai fait les mauvais choix »

à Toulouse, BéATRICE COLIN

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Donnet Sisa-Nzenzo est devenu clandestin en trouvant un travail.
Donnet Sisa-Nzenzo est devenu clandestin en trouvant un travail. — F. SCHEIBER / 20 MINUTES

Des bancs de l'université à la rue, la chute peut être rapide. Surtout lorsqu'à cela s'ajoute la clandestinité. Ce parcours houleux, Donnet Sisa-Nzenzo l'évoque dans Même les sans-abris ont des pères, un livre qu'il vient de publier aux éditions numériques ELP*. Débarqué à Blagnac (Haute-Garonne) de la République démocratique du Congo en 2009, il est rapidement confronté à la réalité administrative. Ne bénéficiant ni de bourse, ni de logement aidé, il décide de prendre un emploi pour aider sa famille lorsque son père tombe malade. «J'étais mal préparé, j'ai fait les mauvais choix», s'autocritique-t-il.

«Le fait de travailler m'a fait changer de statut, je suis passé d'étudiant à simple travailleur étranger», raconte-t-il. Du coup, il perd son titre de séjour et découvre la clandestinité, lui qui croyait qu'elle était réservée aux demandeurs d'asile.

Pendant un an, il a subsisté grâce aux Restos du cœur. «Je dormais à la rue ou dans les salles de classe. J'ai découvert que je n'étais pas le seul étudiant étranger dans cette situation», relève celui qui aujourd'hui a repris le chemin des études. Et veut témoigner pour sortir des idées reçues.

* www.elpediteur.com, 1, 99 €.