Le « very good trip » des enfants dans les langues

delphine bancaud

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Les jeunes enfants sont plus réceptifs aux langues étrangères.
Les jeunes enfants sont plus réceptifs aux langues étrangères. — Effective Linguistique

Lors des vacances de Pâques, Agathe, 9 ans, partira dans une école de langue sur l'île de Wight, via l'organisme Nacel, pour pratiquer la langue de Shakespeare. Car les voyages linguistiques ne sont plus l'apanage des ados, a confirmé mardi l'Unosel (Union nationale des organisations de séjours éducatifs, linguistiques), qui dévoilait les tendances en la matière. «Plus d'un tiers des organismes constatent une augmentation des séjours pour les 7-12 ans, car les parents ont conscience que plus les enfants sont jeunes, plus ils sont réceptifs aux langues étrangères. A cet âge, on a moins d'inhibitions», souligne Gérald Soubeyran, de l'Unosel.

Une pédagogie adaptée


Et avec la crise, les parents sont conscients de l'importance de la maîtrise des langues étrangères pour trouver un emploi, à l'instar de Nathalie, la mère d'Agathe. «L'apprentissage de l'anglais est une priorité à mes yeux, explique-t-elle. Lorsqu'elle était en CP et en CE1, Agathe suivait déjà des cours d'initiation. Elle a des facilités et une bonne oreille. Des qualités qu'elle va pouvoir capitaliser avec ce séjour linguistique.»

Les organismes prévoient d'ailleurs une pédagogie plus ludique, adaptée à ce public : «Ils apprennent la langue en faisant de la cuisine, en préparant un spectacle ou en créant un film», décrit Gérald Soubeyran. Reste à s'assurer que l'enfant soit assez autonome pour supporter le dépaysement, et à sortir son chéquier. «Une semaine à l'île de Wight coûte près de 900 €, mais c'est un investissement utile», estime Nathalie.

■ en famille

Les parents en cours d'anglais d'un côté, les enfants de l'autre et la tribu qui se retrouve le soir. Les séjours linguistiques en famille ont le vent en poupe. Ces vacances intelligentes sont notamment proposées à Malte, où les familles profitent du soleil.