Hollande tente l'apaisement avec trois mesures

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Sa parole était réclamée par l'opposition et par son camp. A la sortie du Conseil des ministres, François Hollande a enregistré une brève allocution où il explique avoir appris «hier [mardi] avec stupéfaction et colère les aveux de Jérôme Cahuzac». Une façon d'affirmer qu'il ignorait que son ministre l'avait trompé. Mais le président en a également profité pour lancer trois mesures : la réforme du Conseil supérieur de la magistrature (déjà annoncée), la publication des patrimoines des ministres et des parlementaires pour éviter tout conflit d'intérêt et l'interdiction de tout mandat pour les élus condamnés.

«Il réaffirme l'indépendance de la justice et s'engage à lui donner les moyens d'agir. C'est le message qu'il fallait faire passer», confie Yann Galut (PS) rejoint par Franck Riester (UMP) : «La transparence est une des façons de reconquérir la confiance de nos compatriotes.» Un avis pas forcément partagé par tous les membres de l'opposition. « Vous croyez sincèrement que l'officialisation des patrimoines aurait permis de détecter le compte de Cahuzac alors qu'il était secret», ironise le député UMP Denis Fasquelle. M. GO.