Un tabou encore loin d'être levé

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Jérôme Guedj, président socialiste du conseil général de l'Essonne.
Jérôme Guedj, président socialiste du conseil général de l'Essonne. — V. WARTNER / 20 MINUTES

« Enfin un homme politique qui a un peu de courage ! » Vice-présidente de l'association CH(s)OSE, qui milite pour la légalisation des assistants sexuels en France, Julia Tabath s'est réjouie, lundi, de la volonté de Jérôme Guedj de lancer cette réflexion sur l'accompagnement dans la sexualité des personnes handicapées. Pourtant, le président (PS) du conseil général de l'Essonne a dû revoir ses ambitions à la baisse. Sous la pression de sa majorité de gauche, il a amendé sa propre délibération en y retirant les mots d'« assistants sexuels » qui devaient y figurer à l'origine. « Sexe et handicap : cela fait deux tabous très difficiles à lever », poursuit Julia Tabath.

Contactée par 20 Minutes, Marie-Arlette Carlotti, ministre en charge des Personnes handicapées a, en effet, refusé de s'exprimer sur le sujet. « Cela ne fait pas partie de sa feuille de route, confie ainsi l'un de ses conseillers. Et puis, nous avons reçu des ordres de Matignon et de l'Elysée. Le sujet est trop sensible… » Ce ne sont pas les 1, 2 million de Français atteints d'un handicap invalidant qui prétendront le contraire. V. V.