Pour DSK et Fabius, un second tour serait royal

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Plus que quarante-quatre jours pour faire bouger les lignes. Le 16 novembre, les adhérents du PS désigneront leur champion pour la présidentielle de 2007. Après plusieurs mois de poker menteur, la liste des candidats est arrêtée : Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal.

La députée des Deux-Sèvres reste la favorite des sondages auprès des sympathisants socialistes qui ne reflètent pas forcément l'exacte opinion des militants. Mais la grande question est de savoir si Ségolène Royal obtiendra plus de 50 % des suffrages dès le 16 novembre, ou si ces deux concurrents vont la contraindre à un second tour, prévu le 23 novembre.

Hier, Vincent Peillon, un des soutiens de Royal, a appelé à « une victoire au 1er tour ». Pour Claude Bartolone, lieutenant de Fabius, ce sont « des paroles en l'air », jugeant un tel scénario « inenvisageable ». Dominique Strauss-Kahn, qui tient meeting ce soir à Alfortville (Val-de-Marne), pense, lui aussi, qu'il « y aura forcément un second tour ». Pour y parvenir, les deux hommes espèrent notamment rallier les voix du clan Jospin et des proches d'Henri Emmanuelli, tous deux anti-Ségolène. Et en cas de second tour, tous les scénarios seraient alors envisageables.

B. B.