Des précédents dans des TER

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La violence sur les rails. L'attaque d'une rame du RER D, samedi, au niveau de la gare de Grigny (Essonne) par une trentaine de jeunes individus, visiblement bien préparés, qui ont réussi à détrousser en quelques minutes des voyageurs, a relancé la problématique de la sécurité dans les transports en communs. Si ce type d'attaque détonne en Ile-de-France, il n'est pourtant pas nouveau en France. En février, un TGV avait été attaqué à Marseille par une trentaine de jeunes en plein après-midi. Ils avaient réussi à stopper le train qui passait alors devant une cité depuis classée en zone prioritaire de sécurité (ZSP). En 2006, c'est sur un train Nice-Lyon que des jeunes de Marseille avaient passé le réveillon du Nouvel An sur la Côte d'Azur grâce à un billet à moins de 2 € offert par la SNCF et le conseil régional. Une femme avait déposé plainte pour agression sexuelle. Après cette affaire, un service national de la police ferroviaire avait été créé, intégrant un millier de fonctionnaires. Outre les TGV, les trains express régionaux (TER) sont aussi souvent touchés. En 2011, une bande avait bloqué un TER dans le 15e arrondissement de Marseille en utilisant des chariots de supermarché. Encagoulés, ils n'étaient pas rentrés dans les rames. W. M.