Deux grévistes de Cachan hospitalisés

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Deux des six grévistes de la faim de Cachan (Val-de-Marne) ont été hospitalisés en urgence hier matin, à l'hôpital Saint-Antoine à Paris. Ils entamaient leur 42e jour sans nourriture afin de réclamer le relogement et la régularisation des familles et des sans-papiers expulsés le 17 août du squat de Cachan. Hier soir, leur état de santé était jugé « très préoccupant » par les médecins.

Au gymnase Belle Image, où sont installés les 200 ex-squatteurs, la nouvelle divise. Certains estiment qu'« il ne faut pas lâcher », car « s'ils arrêtent la grève, Sarkozy a gagné ». Ils se disent, de toute façon, « prêts à mourir pour des idées ». D'autres, à l'instar de Safie, déléguée des femmes et des enfants au squat, pensent que « ça va trop loin ». « Je serais écoeurée s'il fallait un mort pour qu'on nous propose une solution », commente-t-elle. Un bénévole de Réseau éducation sans frontières déplore une situation sans issue : « Ils veulent vivre, mais ils savent que s'ils arrêtent la grève, ils retourneront à la case départ. »

Marie-Colombe Afota