Jack Lang, une popularité assise sur la période Mitterrand

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AFP TV

Jack Lang, 67 ans, qui a construit sa réputation sous la présidence Mitterrand, jouit toujours d'un capital de popularité, notamment auprès des jeunes, qui nourrit ses espoirs dans la course à l'investiture socialiste.
Né le 2 septembre 1939 à Mirecourt (Vosges), docteur en droit et agrégé de droit public, il fonde en 1963 le Festival mondial du théâtre universitaire de Nancy et dirige de 1973 à 1974 le théâtre national de Chaillot (ex-TNP).
Après l'élection de François Mitterrand en 1981, il devient ministre de la Culture, portefeuille qu'ils détiendra pendant dix ans et qui a façonné son image. Celle d'un ministre inventif, omniprésent, réactif à tout ce qui bouge dans le champ culturel, ami des écrivains, artistes et créateurs, en France et au-delà des frontières.
Inventeur de la Fête de la musique, promoteur de la Technoparade, Jack Lang ne cesse d'être à l'affût de tous les mouvements de société ou du showbiz, au point que plus d'un lui reproche un "côté paillettes".
Mais au-delà de cette facette, l'homme est, au dire de ses adversaires comme de ses amis, un travailleur acharné, "bûchant" ses dossiers, préparant minutieusement la moindre de ses interventions publiques.
Ancien député du Loir-et-Cher, ancien maire de Blois (1989-2000), Jack Lang a présidé la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale de 1997 à 2000.
Il est depuis 2002 député du Pas-de-Calais, et vice-président du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais depuis 2004.
Candidat de longue date à la candidature pour l'investiture socialiste, il vante son "expérience" et affiche dans la lutte engagée entre les prétendants une position refusant toute agressivité, prônant "l'esprit collectif avant l'engagement individuel".
Suspecté par certains de vouloir se rapprocher de la favorite des sondages, Ségolène Royal, il s'affirme toutefois déterminé à "aller jusqu'au bout". Mais il est le seul candidat déclaré à n'avoir pas publié de listes d'élus le soutenant.
Sur le fond, il réfute le "socialisme à l'eau de rose", prônant "un changement radical de notre société", non pas des "réformettes" mais "une révolution". Il promet notamment de "mettre le paquet sur l'éducation, la recherche, l'innovation, la culture" et la politique des quartiers.