Des situations de malades

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Un centre de rétention.
Un centre de rétention. — A. GELEBART / 20 MINUTES


«Le gouvernement multiplie les expulsions comme la droite n'a jamais osé le faire», dénonce Bruno Spire, le président d'Aides. Avec l'Observatoire du droit à la santé des étrangers (ODSE), la Cimade, qui intervient dans les centres de rétention, et le Comité médical pour les exilés (Comede), l'association a constaté une recrudescence des reconduites à la frontière d'étrangers malades depuis l'élection de François Hollande, alors que la loi ne le permet pas.

A l'image de Kouamé*, 35 ans, qui vit en France depuis 2005. L'homme d'origine ivoirienne découvre sa séropositivité en novembre 2011. Le 25 mai 2012, le médecin de l'agence régionale de santé (ARS) rend un avis défavorable concernant sa demande de titre de séjour pour soins car les traitements seraient « disponibles en Côte d'Ivoire ». Depuis, Kouamé vit dans la clandestinité, sans soins. Selon le ministère de la Santé, les médecins des ARS doivent pourtant considérer comme «inexistants» les traitements VIH dans les pays en développement.  Vincent Colas