« Cette crise avait été anticipée »

Corentin Chauvel, Vincent Colas et, à Lille, Olivier Aballain

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A. GELEBART / 20 MINUTES

Deux morts, près d'un millier de naufragés de la route, des transports en commun très perturbés, des avions et des trains annulés, des foyers privés d'électricité... La journée de mardi a été cauchemardesque pour le tiers nord de la France.

Pourtant, depuis deux jours, Météo France multiplie les messages d'alerte : lundi soir, 25 départements du Nord et de l'Ouest avaient été placés en vigilance orange neige et verglas. Une information qui n'a pas échappé à Valérie Pécresse (UMP). L'ancienne ministre a d'ailleurs demandé une commission d'enquête sur la situation de « chaos » dans les transports franciliens. Une manière de dire que la pagaille aurait pu être évitée.

« On a maîtrisé le phénomène »


« On ne peut pas dire qu'il y ait eu la pagaille en Ile-de-France, mardi, assure Eric Tanays, directeur des routes d'Ile-de-France. On a maîtrisé le phénomène autant qu'on a pu humainement. La circulation était relativement dense, mais le traitement par anticipation a permis aux Franciliens de circuler.» Dès mardi matin sur RTL, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ne disait pas autre chose : «Cette crise météorologique a été anticipée, j'avais demandé, dès hier, à tous les ministres de se mobiliser.»

En revanche, alors que les chutes de neige s'annonçaient plutôt sévères dès lundi soir dans l'agglomération lilloise, le transporteur Transpole a attendu mardi matin pour communiquer. Résultat : avec 20 cm dans les rues mardi matin, l'ensemble du trafic bus, métro et tram était à l'arrêt.

Mardi soir, 21 départements du nord du pays restaient en vigilance orange neige et verglas et 2 en vigilance crues.