Ethanol et Diester, les deux familles de biocarburants

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Il existe deux principales familles de biocarburants: les éthanols, connus aussi sous le nom de "bioessence", qui sont réservés aux moteurs à essence, et les biodiesels, commercialisés sous l'appellation de diester, pour les moteurs diesels.
Les éthanols sont issus de la betterave à sucre, du blé, du maïs ou de la canne à sucre. Le procédé consiste à en extraire le sucre, directement ou par hydrolyse de l'amidon pour le blé, pour le faire ensuite fermenter et le transformer en éthanol.
Les biodiesels, de leur nom scientifique Ester méthyliques d'huiles végétales (EMHV), sont extraits de la transformation des huiles végétales (colza et tournesol en France, soja et palme dans d'autres pays), dont on obtient des esters d'huiles pour les mélanger aux diesels.
Ces deux biocarburants - le biodiesel étant beaucoup plus utilisé que l'éthanol - ne sont pas pour le moment jamais utilisés seuls en France.
Ils sont incorporés dans des carburants classiques (essence pour l'éthanol, gazole pour le biodiesel) à concurrence d'un seuil maximal autorisé. Ce seuil est aujourd'hui de 5% en volume pour l'éthanol et les biodiesels. Mais ces deux biocarburants ne représentent actuellement qu'environ 1,2% de la consommation totale de carburant en France, selon Prolea, la filière française des huiles et protéines végétales.
Pour l'E-85, autorisé depuis juin dernier et que le ministre de l'Economie Thierry Breton veut développer à grande échelle, la part d'éthanol est de 85% pour 15% d'essence. Mais pour son utilisation, les constructeurs automobiles devront fabriquer des véhicules avec un moteur "flex-fuel' (qui seul permet le mélange essence/éthanol à un tel pourcentage).