Pour 2007, Emmanuelli joue la carte Hollande

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L'équation se complique encore un peu plus. Henri Emmanuelli, l'un des dirigeants historiques du Parti socialiste, a demandé hier à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) « au premier secrétaire », François Hollande, « d'être candidat à la candidature » à l'élection présidentielle.

Le dirigeant du Nouveau Parti socialiste (NPS, 23,5 % du PS) a conclu l'université de rentrée de son courant en déclarant : « Je pense qu'il appartient au premier secrétaire, garant de notre identité et possédant la légitimité pour mener le combat, d'être candidat à la candidature. » Le NPS ne présente donc pas de candidat issu de son sein. Face à la multiplicité des candidats déclarés ou non (Royal, Strauss-Kahn, Fabius, Lang ou Jospin) Emmanuelli joue la carte légitimiste : les militants socialistes doivent choisir leur représentant naturel, le patron du parti. François Hollande avait d'ailleurs dit, lors de l'université d'été socialiste à La Rochelle en août, ne pas exclure d'être lui-même candidat. Une éventualité qui ajoute un nouveau bâton dans les roues de la candidature de Ségolène Royal, favorite des sondages et épouse de François Hollande. Signe de la confusion, Vincent Peillon, autre animateur du NPS, est, lui, favorable à la candidature de Royal. Laurent Fabius, candidat déclaré, déplore lui dans le Journal du Dimanche que « les conditions d'une désignation loyale ne sont pas remplies », en s'attaquant à Hollande. Une chose est certaine, les candidatures sont ouvertes de samedi prochain au 3 octobre. Les militants voteront le 16 novembre, avec un éventuel deuxième tour une semaine plus tard.

A. S.