Après la hausse des impôts, la baisse des dépenses

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C'est l'acte II de la rigueur. Après avoir fait porter l'essentiel du redressement des comptes publics sur les hausses d'impôts, près de 30 milliards d'euros en 2013, le gouvernement s'attaque à la partie la plus explosive : la baisse des dépenses. Or, le gouvernement s'est montré très flou sur les quelque 70 milliards qu'il entend économiser d'ici à cinq ans sur les dépenses de l'administration, de la Sécurité sociale et des collectivités locales. Une chose est sûre, dans les deux ans à venir, les dotations de ces dernières vont baisser de 4, 5 milliards.

Nouvelle réforme des retraites


Le maquis des aides aux entreprises, évaluées entre 60 et 100 milliards par an, devra être revu. Les Français doivent s'attendre aussi à une nouvelle réforme des retraites, dont le déficit pourrait dépasser les 20 milliards d'ici à 2020. Idem pour l'indemnisation chômage et les prestations familiales, dont le trou avoisine les 3 milliards. Une période difficile en perspective, qui fait craindre à Eric Heyer, économiste de l'OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques), que l'excès d'austérité, en temps de récession, en Europe ne casse encore plus l'activité, rendant plus difficile l'objectif de ramener le déficit à 0 en 2017. mathieu bruckmüller