Les billets réduits partis à grande vitesse

©2006 20 minutes

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Certains patientent depuis 8 h du matin. A 12 h 05, hier, près de soixante-dix mètres de queue s'étirent devant les guichets SNCF de la gare Saint-Lazare à Paris. Des personnes de tous âges espèrent dénicher quelques-uns des 200 000 billets à 5 e utilisables entre le 5 octobre et le 9 décembre, mis en vente pour fêter les 25 ans du TGV. Les conversations roulent sur le site de réservation en ligne qui a saturé dans la matinée. Anaïs, étudiante de 19 ans, côtoie un retraité calculant qu'il peut économiser 50 e sur son trajet. Quant à elle, elle a l'intention de partir avec cinq amis en week-end dans l'Hérault. Plus loin, Laurent, âgé de 32 ans, s'est inventé auprès de ses collègues un rendez-vous professionnel pour venir à la gare. Il veut profiter de cette opération pour découvrir Marseille ou Lyon avec sa famille. A midi et demi, une agent de la SCNF prévient que les personnes situées au milieu de la file d'attente seront « servies » au moins dans une heure. Seulement à 13 h 15, on annonce que tous les billets sont vendus. Au final, peu de protestations parmi les déçus dans la foule. Le retour à la dure réalité des prix viendra une heure et demie plus tard quand un couple téléphone au 36 35 pour acheter des billets Paris-Montpellier. La SNCF leur propose leurs deux allers-retours au prix de 247 e.

Arnaud Sagnard