Ils racontent leur train-train quotidien

©2006 20 minutes

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Patrick, la quarantaine, est un habitué du TGV. Pourtant... « Le TGV n'a pas le charme des trains d'antan. Dès qu'il fait sombre, on ne voit plus le paysage à cause des vitres teintées. Impossible de faire ce truc de gamin qui consiste à coller son nez à la vitre. On se sent enfermés. Tout est devenu froid et technique, axé sur le progrès technologique et la vitesse. Il n'y a plus cette sensation de durée liée au voyage. »

Mille cinq cents kilomètres aller-retour, chaque semaine, depuis dix ans : Maria travaille à Paris et vit à Montpellier le week-end. Elle a troqué l'avion pour le TGV. « Je gagne du temps et de la flexibilité. En trois heures, je suis au centre de Paris, la fatigue en moins. Je peux travailler ou lire. Le design et le confort ont beaucoup évolué. En cinq ans, en dehors de quelques grèves ou événements exceptionnels, je n'ai eu que des retards minimes. Sans le TGV, je n'aurais probablement pas continué à travailler si loin de mon domicile. »

Depuis 1989, Paris est à 42 minutes de Vendôme (Loir-et-Cher) en TGV. Isabelle et Michel ont alors décidé de s'y installer. Pendant quinze ans, Michel, qui travaillait à Paris, est devenu un « navetteur ». Sa femme raconte : « Nous voulions élever nos enfants à la campagne, loin d'un Paris hostile. Matin et soir, mon mari retrouvait ses “amis TGV”. Ses journées n'étaient pas si longues. Au fil des ans, Vendôme a drainé de plus en plus de “navetteurs”. Nous avons vraiment aimé nos “vies” TGV. »

M.-C. A.

Lancé en juin 2006, ce service propose une mise en relation des voyageurs via Internet. Moyennant finance (1,50 e par contact), on peut remplir une fiche d'identité, consulter celles des autres, et contacter un passionné de surf ou un adversaire pour une partie d'échecs à grande vitesse. Rens. : http://idtgvandco.idtgv.com