Propositions à la carte pour l'école

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Aucun syndicat ne croit que cela servira, mais tous acceptent d'en parler. La concertation sur la carte scolaire a démarré hier au ministère de l'Education nationale dans un scepticisme quasi général. « Il ne faut pas s'attendre à des propositions novatrices », a ironisé Patrick Gonthier, secrétaire général de l'Unsa-Education. Ces discussions concerneront, jusqu'à la mi-octobre, enseignants, chefs d'établissement, lycéens, parents, élus locaux et inspecteurs d'académie. Elles ont été lancées après la prise de position de Ségolène Royal pour l'« assouplissement » de la carte, afin de ne plus obliger les élèves à s'inscrire dans l'établissement de leur zone géographique. Nicolas Sarkozy, lui, plaide pour sa suppression.

Mais au-delà de l'agacement que toutes ont exprimé quant au contexte et à la méthode, les organisations ont souligné l'ouverture de leur ministre Gilles de Robien, qui a répété hier que « la suppression du jour au lendemain de la carte scolaire serait néfaste à la mixité sociale ».

L'Unsa a proposé de « concentrer » les moyens et de « doter de filières d'excellence les établissements rencontrant le plus de difficultés », afin d'« inverser leur image » pour « attirer ou maintenir les élèves ». Les chefs d'établissement du SNPDEN ont évoqué la possibilité de « séparer la carte scolaire de la carte des options », pour éviter que la pratique du japonais par un élève, par exemple, lui permette de contourner la sectorisation. Tout en soulignant que « le débat est biaisé car depuis 1990, 47 % des établissements et 27 % des lycées sont visés par un assouplissement de la carte scolaire d'après une note du ministère lui-même ».