Echauffourées à Cachan

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L'atmosphère devient irrespirable au gymnase de Cachan (Val-de-Marne). Des incidents ont éclaté hier midi entre les policiers et plusieurs de ses occupants, d'ex-squatteurs hébergés dans le bâtiment public. Bilan dressé par les pompiers : « Sept blessés légers, dont un policier », tous transportés à l'hôpital.

A l'origine des échauffourées, un contrôle effectué à proximité du gymnase. Quatre policiers affirment avoir surpris « un homme qui urinait sur la voie publique ». Alors qu'ils contrôlaient les papiers de cet Africain, muni d'un titre de séjour en règle, les forces de l'ordre auraient été atteintes par des cailloux jetés depuis le gymnase. Obligeant une vingtaine de leurs collègues postés alentour à intervenir.

Cette version est battue en brèche par les occupants du gymnase et leurs soutiens, parmi lesquels Jamel Debbouze et Mathieu Kassovitz, accourus après les incidents. Présente sur les lieux, Malika Zediri, conseillère régionale communiste, assure que « la vérité, c'est que les policiers font du harcèlement depuis plusieurs jours ». L'élue dit être intervenue « avec plusieurs femmes du gymnase » pour protester contre un contrôle brutal. Elles auraient reçu des gaz lacrymogènes et des coups de matraque. « Je compte aller chez le médecin faire constater mes blessures, puis porter plainte avec les autres femmes touchées. » Une plainte pour outrage vise également l'homme arrêté en train d'uriner.

S. Colineau

Tous les occupants du gymnase devront se soumettre à un dépistage de la tuberculose. La maladie a été décelée chez une des ex-squatteuses.