Chirac se pose en garant de la carte scolaire et des retraites

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Le président Jacques Chirac a proposé, lundi sur Europe 1, que "les Six renoncent à saisir le Conseil de sécurité" dans le bras de fer sur le nucléaire iranien et que "l'Iran renonce à l'enrichissement de l'uranium" pour permettre la négociation.
Le président Jacques Chirac a proposé, lundi sur Europe 1, que "les Six renoncent à saisir le Conseil de sécurité" dans le bras de fer sur le nucléaire iranien et que "l'Iran renonce à l'enrichissement de l'uranium" pour permettre la négociation. — Jacques Demarthon AFP

La carte scolaire ? Il serait « ni réaliste ni juste » de la supprimer. Les régimes spéciaux de retraites ? Pas touche, car s'ils existent, « c'est parce qu'il y a des raisons spéciales ». Par ces verdicts rendus hier sur Europe 1, Jacques Chirac a clos deux dossiers brûlants en donnant tort à Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat, s'il n'a jamais critiqué nommément son ministre, ne l'a pas ménagé. Allant jusqu'à remettre en cause la légitimité de sa très probable candidature à la présidentielle. Car pour Jacques Chirac, l'UMP ne doit pas désigner son favori par un vote de ses militants, mais « entériner, soutenir ou ne pas soutenir » un candidat. Le Président a même indiqué que, pour sa part, il déciderait s'il briguait à nouveau l'Elysée « au premier trimestre » 2007, probablement en mars. Une manière de ne pas tenir compte du vote des militants UMP en janvier.