Royal, DSK, Jospin... à l'assaut des fédés PS

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Vingt-six parlementaires socialistes ont signé jeudi l'appel lancé il y a dix jours par douze de leurs collègues à soutenir la candidature de Dominique Strauss-Kahn à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007.
Vingt-six parlementaires socialistes ont signé jeudi l'appel lancé il y a dix jours par douze de leurs collègues à soutenir la candidature de Dominique Strauss-Kahn à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007. — Franck Fife AFP/Archives

Sortez les calculettes. A moins de vingt jours de la clôture du dépôt des candidatures le 3 octobre, chaque prétendant à l'investiture socialiste pour 2007 compte ses soutiens sur le terrain. Tous se retrouveront demain, à Lens, invités par la fédération du Pas-de-Calais (deuxième en nombre d'adhérents, avec près de 15 000 sur les 200 000 encartés du PS), à s'exprimer devant les militants.

Du temps de Mitterrand et de Jospin, le soutien des leaders des grandes fédérations a toujours été décisif dans la désignation du champion socialiste. Aujourd'hui, tout comme la direction du parti, ils sont divisés. Ségolène Royal est encore celle qui fait bouger les lignes. Ses troupes font état du soutien de 34 des 103 responsables fédéraux. Au premier rang, Jean-Noël Guérini et Eugène Caselli, les puissants patrons des Bouches-du-Rhône (environ 7 000 adhérents). Deux proches de Jospin ralliés à la favorite des sondages. « Ségolène incarne le changement et les Français ne s'y trompent pas », explique Guérini, justifiant un choix de « raison ». Les fabiusiens avancent eux une vingtaine de fédés dédiées à leur cause, et moins d'une trentaine côté DSK.

La principale victime de ce décompte est Lionel Jospin, qui peine à fédérer les barons du parti. « Un nouveau cycle va démarrer en 2007, et je ne pense pas qu'il soit le plus en situation de l'incarner », confie Gilles Pargneaux, premier secrétaire de la fédération du Nord, qui hésite entre la légitimité naturelle du patron François Hollande et la popularité écrasante de sa compagne Ségolène Royal.

Reste la première fédé du parti, celle de Paris avec 19 000 adhérents. Jusqu'à présent, son premier secrétaire Patrick Bloche a pris soin de ne pas prendre parti. Mais plusieurs de ses responsables, à l'image de Christophe Caresche, ont déjà fait leur choix : celui de Ségolène.

Bastien Bonnefous