Perplexité sur la carte scolaire

©2006 20 minutes

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Des avis plus que partagés. La carte scolaire, qui fixe dans quel établissement doit aller un élève en fonction de son adresse, fait l'objet de critiques de toute part. Pour certains politiques, il faut la supprimer (Nicolas Sarkozy) ou tout du moins l'assouplir (Ségolène Royal). Une volonté de réforme à tout prix qui cadre mal avec l'indécision des Français sur ce thème. Selon le sondage LH2 pour 20 Minutes et RMC, la moitié des personnes interrogées estiment que la carte scolaire est une bonne chose car elle favorise la diversité sociale. Et elles sont 42 % à penser que cette carte scolaire ne remplit pas ses objectifs et empêche surtout les élèves de demander l'établissement de leur choix. Les ventilations des réponses selon le sexe, l'âge, la profession, les sympathies politiques (sauf à l'UMP et à l'UDF où on pense un peu plus qu'ailleurs que c'est une mauvaise chose) et même le lieu de résidence des sondés, sont relativement homogènes. Ce qui dénote une réelle perplexité sur la question. « Les effets que l'on prête à la carte scolaire sont ambivalents, estime François Miquet-Marty, directeur des études politiques de LH2. Certaines personnes pensent qu'elle permet un désenclavement, d'autres que c'est un moyen pour les populations aisées de regrouper leurs enfants dans de bons établissements. »

En tout cas, les jours de la carte scolaire sous sa forme actuelle sont comptés. Gilles de Robien a indiqué mardi qu'il commencerait, le 20 septembre, des concertations en recevant séparément tous les acteurs concernés, sans date butoir. Le ministre de l'Education estime qu'il faut aménager et améliorer le système.

D. C.