Le bilan sanitaire du chikungunya à la Réunion

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Vendredi dernier, l'Institut de veille sanitaire (InVS) a annoncé que 157.000 personnes étaient touchées par la maladie et que 77 décès étaient imputables "directement ou indirectement" au virus.
Vendredi dernier, l'Institut de veille sanitaire (InVS) a annoncé que 157.000 personnes étaient touchées par la maladie et que 77 décès étaient imputables "directement ou indirectement" au virus. — Laurence Saubadu AFP/Infographie

Le nombre de nouveaux malades contaminés par le virus du chikungunya à la Réunion s'est établi à 9 au cours de la semaine du 28 août au 3 septembre et deux nouveaux décès ont été enregistrés, ont indiqué vendredi les autorités sanitaires.
Au total, plus de 266.000 Réunionnais ont été victimes du virus transmis par un moustique depuis le début de l'épidémie en février-mars 2005, selon le bilan hebdomadaire de la Cire (Cellule interrégionale d'épidémiologie Réunion-Mayotte).
Sur la même période, 248 certificats de décès mentionnant le chikungunya comme cause directe ou indirecte de la mort sont parvenus à la Drass (Direction régionale des affaires sanitaires et sociales), dont deux au cours de la dernière semaine.
"La transmission virale n'est pas interrompue et on peut considérer qu'elle se maintient à un niveau épidémique faible mais stable depuis maintenant sept semaines", selon la Cire.
Les autorités locales redoutent désormais que l'épidémie explose à nouveau à l'arrivée de l'été austral (décembre-mars).
"La reprise de l'épidémie est inévitable", a déclaré mardi le ministre de l'Outre-mer François Baroin, venu dans l'île faire le point sur la maladie.
Le professeur Antoine Flahault, coordonnateur de la cellule nationale de recherche sur le chikungunya, a estimé que l'épidémie durerait plusieurs années et frapperait entre 30 à 40% de la population non encore contaminée, soit plus de 200.000 personnes.
La Cire a rappelé l'impérieuse nécessité de maintenir les actions de prévention contre les piqûres de moustiques. 

(AFP)