Rentrée plombée dans l'Education

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Un homme suspecté d'avoir tiré jeudi matin avec un pistolet à plombs à air comprimé sur une école à Paris, sans faire de blessés, a été interpellé en début d'après-midi, a-t-on appris de source policière.
Un homme suspecté d'avoir tiré jeudi matin avec un pistolet à plombs à air comprimé sur une école à Paris, sans faire de blessés, a été interpellé en début d'après-midi, a-t-on appris de source policière. — Jacques Demarthon AFP

Coïncidence de dates difficile. Trois établissements scolaires ont été la cible de tirs de plombs la semaine dernière, alors que le ministère de l'Education nationale présentait son plan de lutte contre la violence scolaire.

Vendredi, une enseignante et une élève du collège de Savigny-sur-Orge (Essonne) ont été touchées par les tirs d'une carabine à air comprimé, sans que leurs jours soient mis en danger. Deux jeunes de 16 et 17 ans, arrêtés dans l'immeuble situé en face de l'établissement, ont été mis en examen hier et placés en centre éducatif fermé. Ils ont reconnu les faits, mais refusent toujours de dire qui a tiré. L'un des deux est un ancien élève du collège dont il a été exclu. Selon la police, ils auraient agi par simple bêtise.

Idem à Limoges où, vendredi, un garçon de 17 ans s'est introduit dans le lycée Suzanne-Valadon, et a tiré avec un pistolet à plomb sur un groupe de quatre élèves. Deux ont été blessés superficiellement. Non scolarisé et déjà arrêté par les services de police pour des vols, l'adolescent aurait suivi un pari stupide. « T'es pas cap' de viser des gens », lui aurait lancé la personne qui lui a vendu l'arme. Il a été mis en examen hier.

Enfin, jeudi, un homme de 19 ans a lui aussi ouvert le feu avec une carabine à plomb sur une école élémentaire du 19e arrondissement de Paris. Des impacts de balles ont été retrouvés sur des vitres, mais personne n'a été touché. Le procès de cet ancien élève de l'établissement, jugé en comparution immédiate samedi par le tribunal de Paris, a été reporté au 12 octobre.