La juge Isabelle Prevost-Desprez n'est pas récusée dans le procès du Mediator

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La juge Isabelle Prevost-Desprez n'est pas récusée dans le procès du Mediator "pour tromperie aggravée" du Mediator à Nanterre (Hauts-de-Seine), a-t-on appris mercredi de sources proches du dossier confirmant une information du Parisien.fr.
La juge Isabelle Prevost-Desprez n'est pas récusée dans le procès du Mediator "pour tromperie aggravée" du Mediator à Nanterre (Hauts-de-Seine), a-t-on appris mercredi de sources proches du dossier confirmant une information du Parisien.fr. — Jacques Demarthon afp.com

La juge Isabelle Prevost-Desprez n'est pas récusée dans le procès du Mediator "pour tromperie aggravée" du Mediator à Nanterre (Hauts-de-Seine), a-t-on appris mercredi de sources proches du dossier confirmant une information du Parisien.fr.

Le premier président de la cour d'appel de Versailles a rejeté mercredi les requêtes de trois avocats de parties civiles qui réclamaient la récusation de la magistrate lui reprochant "les termes de son préambule" prononcés en audience le 21 mai avant de décider de reporter le procès pour une question de procédure.

Cette décision intervient deux jours avant une audience technique à Nanterre au cours de laquelle une date de reprise du procès pourrait être fixée.

"Il n'appartient à aucune partie de décider ni d'imposer son calendrier, fut-il médiatique ou judiciaire, en bafouant les règles fondamentales du procès pénal qui ne peut être fondé que sur la sérénité et le respect des droits de chacun", avait affirmé Mme Prévost-Desprez.

La présidente de la 15e chambre correctionnelle avait également reproché aux parties civiles d'avoir voulu imposer "un dossier tronqué au motif que la justice doit passer vite". Pour Mes Charles-Joseph Oudin, François Honnorat et Martine Verdier, la magistrate avait fait preuve de "partialité" en tenant ces propos.

Le 21 mai, Mme Prevost-Desprez avait reporté le premier procès pénal du Mediator, un médicament accusé d'avoir causé en 33 ans plusieurs centaines de morts, après avoir accepté de transmettre à la Cour de cassation une question prioritaire de constitutionnalité (QPC).

Fin août, celle-ci a refusé de transmettre au conseil constitutionnel cette QPC, soulevée par les avocats des laboratoires Servier.

La procédure de Nanterre a été engagée directement par les parties civiles. Dans le cadre de l'instruction menée à Paris, Jacques Servier, fondateur des laboratoires éponymes - déjà mis en examen pour tromperie et escroquerie - a fait l'objet mardi d'une nouvelle mise en examen, cette fois pour homicides et blessures involontaires. Il a été placé sous contrôle judiciaire avec un cautionnement de 75.000 euros.