Revue de web sur l'université d'été du PS

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Les sites de presse en ligne ont largement couvert l’Université d’été du PS à la Rochelle ce week-end. "Le Figaro" et "Libération" y consacrent même leur une matin. Les deux quotidiens titrent sur Hollande, qui, dans son discours de clôture dimanche, s’est à la fois posé en arbitre et rassembleur de la gauche. Le Figaro.fr s’interroge : Peut-on être arbitre et rester dans la mêlée ? L’un des envoyés spéciaux de Libération, Paul Quinio, évoque quant à lui « le fardeau de l’homme à la triple casquette »  : premier secrétaire, compagnon de la reine des sondages, et candidat potentiel. François Hollande l'a reconnu lui-même, hier. «C'est vrai qu'il y a une pression spécifique sur moi. J'en mesure chaque jour toute l'intensité.» Mais le Premier secrétaire du PS s’est avant tout borné à « ébaucher les règles d’un jeu risqué », comme le rappelle "Libé", en pointant les risques d'autodestruction d'une campagne interne qui serait mal menée.

Si les journaux en ligne dressent le bilan mitigé d’une université d’été qui n’a pas réglé l’équation de la présidentielle, ils reviennent essentiellement sur la prestation de Lionel Jospin, fait marquant de la Rochelle cette année. "Sud Ouest" titrait sur « la confession de Jospin », dimanche, évoquant « le difficile exercice d’introspection » auquel s’est livré l’ex-Premier ministre. Exercice nécessaire, selon le quotidien, car pour se forger éventuellement un nouvel avenir, il lui faut auparavant purger le passé.

Emus par son discours, les jeunes militants du PS déplorent justement que Lionel Jospin ait peu évoqué l’avenir. Se confiant à "Libération", Sébastien, 24 ans, regrette « trop de flash-back, pas assez de dynamique vers l’avant ». Un cadre du MJS fait pourtant cette réflexion : « Il n’y avait pas vraiment d’attente politique, davantage une attente sentimentale par rapport à Lionel Jospin. Et ce témoignage fait le deuil du 21 avril». Et le deuil de sa candidature ? Pas vraiment, toujours selon "Libé", qui évoque « la course contre la montre » de l’ancien Premier ministre. Dans trois semaines, les jeux seront faits. Un délai jugé bien court par le quotidien, qui cite cette phrase de Lionel Jospin, à propos des législatives de 2002 : « Avez-vous vu beaucoup d’armées repartir à la bataille avec un général battu ? »…

Pour ceux qui veulent suivre les étapes de la course interne à la présidentielle au PS, Le Figaro propose une infographie détaillant le calendrier du parti jusqu’au 26 novembre, date de l’investiture du candidat.

Catherine Fournier