Borloo, pour rendre plus social le candidat Sarko

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L'université d'été du parti radical (associé à l'UMP), co-présidé par le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo et le maire de Nancy André Rossinot, s'est ouverte samedi à Palavas-les-Flots (Hérault).
L'université d'été du parti radical (associé à l'UMP), co-présidé par le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo et le maire de Nancy André Rossinot, s'est ouverte samedi à Palavas-les-Flots (Hérault). — Patrick Kovarik AFP/Archives

Un ticket où l'un jouerait le méchant flic et l'autre, le gentil. Avec Jean-Louis Borloo, le Parti radical entend donner une dimension « sociale » à la campagne de Nicolas Sarkozy.

En clôturant l'université d'été de Palavas-les-Flots (Hérault), le ministre de l'Emploi, qui copréside depuis huit mois ce parti associé à l'UMP, a promis de « mettre toute (son) énergie pour faire triompher les idées du pôle social de la majorité » en 2007. « Nous devons être à l'avant du combat contre toutes les discriminations et pour une réelle égalité des chances », a-t-il déclaré devant 400 participants. L'éventualité d'un « ticket Sarko-Borloo » prend donc de l'ampleur. Dans un message vidéo, le président de l'UMP a promis de s'inspirer des idées « sociales » du Parti radical, « pour ne pas laisser à la gauche le monopole de la générosité ».

Mais l'ex-maire de Valenciennes, personnalité de droite la plus populaire après Nicolas Sarkozy, n'entend pas être la seule caution sociale de ce dernier. Le coprésident du parti, André Rossinot, estime ainsi que « le soutien des radicaux ne sera pas un chèque en blanc » : « Nous aurons des propositions non négociables », a-t-il averti.