Vincent Peillon : « Le tout sauf Ségolène ne marchera pas »

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Interview de Vincent Peillon, coanimateur du Nouveau Parti socialiste (NPS).

Qu'attendez-vous de La Rochelle ?

Que nous répondions à la question : « veut-on battre la droite en 2007 ? » Si c'est oui, il faut faire connaître notre projet, rassembler le PS et la gauche, et avoir un bon candidat. Il y a du boulot !

Ce bon candidat, c'est Ségolène Royal ?

Au NPS, on est persuadé depuis le 21 avril 2002 que gagner suppose de reconquérir les couches populaires et de répondre à la demande de rupture exprimée par les Français. Ségolène Royal ne me semble pas la moins bien placée pour répondre à ces deux exigences.

Pour quelles raisons ?

Parce que les Français et les militants nous le disent ! Elle n'est pas la femme providentielle, mais elle crée une dynamique de victoire. Contrairement à certains qui s'autoproclament les meilleurs sans peur du ridicule.

Certains candidats devraient donc se retirer ?

Trois motions étaient en débat au congrès du Mans. Celle du NPS, qui ne présente pas de candidat. Celle de Laurent Fabius, qui est candidat, et celle de la direction. Cette dernière a sept candidats : DSK, Jack Lang, Ségolène Royal, peut-être François Hollande, Lionel Jospin, Bernard Kouchner, Martine Aubry... Ça fait franchement désordre.

François Hollande ne doit-il pas être candidat ?

Je lui fais confiance, il n'ajoutera pas au désordre. Mais si certains misent sur le scénario de la crise pour confisquer les voix des militants, appeler au sauveur et jouer le tout sauf Ségolène, prévenons-les : ça ne marchera pas.

Recueilli par B. B.