Dominique Strauss-Kahn, y croire encore et toujours

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Faire comme si de rien n'était. Dominique Strauss-Kahn est désormais passé en position de challenger dans les sondages. Loin derrière Ségolène Royal, certes, mais devant Lionel Jospin et Laurent Fabius. Du coup, son camp est persuadé que sa stratégie est la bonne : ne pas entrer dans les polémiques de personnes, parier sur un essoufflement de Ségolène, et apparaître au final comme le candidat des vraies propositions économiques et sociales. « Nous allons attendre le meilleur moment pour placer un démarrage », a expliqué son lieutenant, Jean-Christophe Cambadélis, dans Le Parisien. Tout l'été, la rumeur a couru d'un accord entre DSK et Royal pour un « ticket » gagnant : en cas de victoire, à elle l'Elysée, à lui Matignon. Pas question, ont vite fait savoir les deux écuries.