Au PS, les nouveaux soutiens déferlent

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Irrésistible Ségolène. Les fidèles de Dominique
Strauss-Kahn, Laurent Fabius et Jack Lang en sont pour leurs frais. L’été a passé, et contrairement à leurs espérances, Ségolène Royal continue de les écraser dans tous les sondages de popularité.
Son seul rival est en réalité Nicolas Sarkozy, qu’elle domine aussi. Le Journal du Dimanche a publié hier une enquête Ifop selon laquelle 55%des Français voteraient pour elle plutôt qu’en faveur du ministre de l’Intérieur, si la présidentielle se déroulait aujourd’hui. La même étude fait apparaître que les Français la jugent la plus capable de tous les socialistes pour
résoudre une crise internationale. Alors même que ses adversaires raillent régulièrement son inexpérience en ce domaine. Installé hier au premier rang de la tribune de Frangy-en- Bresse, François Rebsamen, numéro2 du PS, ne peut que constater qu’« il se passe quelque chose d’irrationnel autour d’elle ». Autre formule, même étonnement pour François Patriat. Le président du conseil régional
de Bourgogne a qualifié hier Ségolène Royal de «tsunami politique. » De fait, une nouvelle vague de soutiens a déferlé ces dernières semaines. Après Arnaud Montebourg, François Rebsamen, Julien Dray ou le maire de Lyon Gérard Collomb, de nouveaux cadres PS qu’on croyait pour certains jospinistes, se sont déclarés en faveur de la députée : l’ancien ministre Jean-Louis Bianco, le député Christian
Gorce, les maires de Tours, JeanGermain, et de Nevers, Didier Boulaud. « Elle est la mieux placée pour nous faire gagner », répètent souvent ses partisans, comme s’il s’agissait d’un argument suffisant pour se ranger derrière elle. Comme si la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes bénéficiait de ralliements de raison, plutôt
que de conviction. S. C.