RESF dénonce à nouveau une "chasse aux enfants"

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Des délégués de collectifs de soutien aux familles sans-papiers d'enfants scolarisés se sont rassemblés jeudi matin place de l'Hôtel de Ville à Paris pour aller déposer collectivement à la préfecture de police de Paris des centaines de demandes de régularisation.
Des délégués de collectifs de soutien aux familles sans-papiers d'enfants scolarisés se sont rassemblés jeudi matin place de l'Hôtel de Ville à Paris pour aller déposer collectivement à la préfecture de police de Paris des centaines de demandes de régularisation. — Pierre Verdy AFP

 Le porte-parole du Réseau Education Sans Frontières (RESF), Richard Moyon, a déclaré mercredi que Nicolas Sarkozy, en annonçant la veille une "nouvelle chasse aux enfants", n'a "aucune chance de faire passer ces mesures".
"Les parents, les enseignants sauront s'y opposer", a déclaré au cours d'une conférence de presse le porte-parole de RESF - collectif d'associations à l'origine de la mobilisation pour les clandestins dont les enfants sont scolarisés.
Le ministre de l'Intérieur a indiqué, mardi soir sur France 2, qu'"un peu moins de 30.000 demandes" de régularisation avaient été déposées par des sans-papiers dans le cadre de la circulaire du 13 juin et qu'"environ 6.000" seraient régularisés.
Il a aussi promis de faire preuve de fermeté avec ceux qui n'obtiendront pas de papiers : "Lorsqu'on a une lettre de refus (...) on a vocation à quitter la France", a-t-il dit.
A propos des premiers chiffres de régularisation évoqués par Nicolas Sarkozy avant les vacances - quelque 700 familles -, Richard Moyon a ajouté: "il a reculé mais il peut mieux faire et on va l'y aider".
RESF estime à un chiffre compris "entre 50.000 et 100.000" le nombre d'enfants scolarisés et leurs parents sans-papiers menacés d'expulsion. "Nous ferons ce qu'il faut pour que cela ne se produise pas", a indiqué Richard Moyon.