L'ex-ministre Eric Raoult en garde à vue pour violences conjugales

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L'ancien ministre et ex-député UMP Eric Raoult, maire du Raincy (Seine-Saint-Denis), a été placé en garde à vue mercredi matin dans le cadre d'une enquête pour violences conjugales, a-t-on appris de source proche de l'enquête, confirmant une information d'Europe 1.
L'ancien ministre et ex-député UMP Eric Raoult, maire du Raincy (Seine-Saint-Denis), a été placé en garde à vue mercredi matin dans le cadre d'une enquête pour violences conjugales, a-t-on appris de source proche de l'enquête, confirmant une information d'Europe 1. — Lionel Bonaventure AFP

L'ancien ministre et ex-député UMP Eric Raoult, maire du Raincy (Seine-Saint-Denis), a été placé en garde à vue mercredi matin dans le cadre d'une enquête pour violences conjugales, a-t-on appris de source proche de l'enquête, confirmant une information d'Europe 1.

L'élu, qui a perdu aux dernières législatives le siège qu'il occupait depuis 2002, est entendu dans cette enquête ouverte après que sa femme, qui était également son assistante parlementaire et dont il est séparé, eut déposé "plusieurs plaintes" à son encontre, a précisé la source.

M. Raoult, 57 ans, a été placé en garde à vue dans les locaux de la Sûreté territoriale à Bobigny, a encore indiqué la source proche de l'enquête.

Il connaît des problèmes de santé depuis quelques temps, qui lui ont valu d'être hospitalisé pendant plusieurs jours en juin après un malaise.

Ce fidèle de Jacques Chirac avait été son ministre de la Ville et de l'Intégration (1995-97), un domaine dont il a fait sa spécialité.

Il a effectué toute sa carrière politique en Seine-Saint-Denis et est depuis 1995 maire du Raincy, commune cossue dans un département pauvre.

Volontiers électron libre et "grande gueule", il a à plusieurs reprises défrayé la chronique. En 2009, il a été un des partisans affichés du controversé débat sur l'identité nationale initié par le ministre de l'Immigration, Eric Besson.

Un an plus tard, il a émis des réserves sur la volonté de Jean-François Copé, alors patron des députés UMP, de punir pénalement le port du voile intégral, jugeant que cela donnait "l'impression d'une croisade".

Lors des émeutes de 2005, il avait été le premier à imposer un couvre-feu aux mineurs de sa commune, pourtant épargnée par les violences, avant même que le gouvernement ne décrète l'état d'urgence.

Début juin, il avait proposé la candidature de Nicolas Sarkozy au Nobel de la Paix afin que soit "reconnue la part essentielle de (son) action internationale durant son quinquennat pour le maintien de la paix dans le monde".